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Le pain chez les romains

Si l’on en croit Caton, à l’époque où les boulangeries d’Athènes regorgeaient de pains délicieux, les romains considéraient la fermentation fortuite de la pâte comme une catastrophe.

Jusqu’à l’an 380 avant J.C., ils se bornèrent à torréfier le grain, puis à le concasser dans des mortiers de pierre avec des pilons de bois dur, garnis de fer. Avec le blé ainsi broyé, ils faisaient une sorte de bouillie qu’ils laissaient refroidir pour la couper ensuite par tranches qu’ils mettaient cuire au four ou sous la cendre.

Il faudra attendre le II° siècle avant J.C. pour que les premiers boulangers professionnels apparaissent.
Les Romains fondèrent à Rome un collège de boulangers et en firent une corporation privilégiée.

Les pains confectionnés à cette époque étaient de forme ronde, et étaient censés stimuler l’appétit des convives ; les pains "grivois" ou "obscènes" dont plusieurs exemplaires ont été retrouvés intacts dans les ruines de Pompeï. Comme on a pu en juger par ceux retrouvés dans le four d’une boulangerie de la ville de Pompeï ensevelie en 1’an 79 durant une éruption du Vésuve.

L’art de faire le pain fut importé dans les Gaules à la suite de leur occupation par Jules César et les légions romaines 50 ans, environ, avant notre ère.
De cette période troublée, où les Romains furent chassés de la Gaule et leur civilisation anéantie, on ne sait que peu de chose sur l’état de la fabrication du pain.
S’il est raisonnable de penser que l’on continue, dans la majorité des cas, à ensemencer la pâte avec du levain, il est vraisemblable que la cuisson de celle-ci est encore très souvent réalisée sous la cendre et que la fabrication du pain demeure surtout familiale.