Accueil > Information > Le sandwich gagne en sophistication

Le sandwich gagne en sophistication

mercredi 19 mars 2008

Article paru dans ouest-france.fr

Pas beaucoup de temps pendant la pause déjeuner ? Il s’impose. Tendances repérées et annoncées au rayon repas sur le pouce.

Êtes-vous un adepte du snaking (grignotage sur le pouce) ? Ce mode d’alimentation nomade se développe depuis une dizaine d’années. Grâce ou la faute à qui ? « A la longueur du trajet travail-domicile, qui oblige à rester au bureau à midi ; à la pause déjeuner, qui elle-même diminue ; au prix (3,09 € en moyenne) ; au plaisir, enfin, que procure cette consommation », répond Martine Foulloy, commissaire de l’European Sandwich & Snack Show, un Salon qui réunit plus de 260 professionnels du secteur, aujourd’hui et demain, à Paris.

Sandwich, hamburger ou salade ? Un Français mord en moyenne dans vingt sandwiches par an, contre douze pizzas, onze hamburgers... Dans le domaine du snaking, « le sandwich se taille toujours la part du lion, selon une enquête Gira Food service, menée à l’occasion du Salon. On en a vendu 1,2 milliard en 2007. Son marché poursuit un rythme de croissance régulier », affirme l’étude, même si certains observateurs lui prédisent un prochain coup de pompe, du fait de l’inflation des matières premières et de la concurrence entre entreprises de restauration rapide. Il va finir par y avoir trop de monde à croquer dans la même recette.

À bas la baguette ? Le pain reste la base des sandwiches (en 2007, 100 000 tonnes sont entrées dans leur fabrication). La baguette est employée dans la préparation de 54 % d’entre eux, mais le pain polaire (ou suédois, sorte de blinis sans levain), la tortilla ou galette, les pains de mie aux céréales, grignotent du terrain.

Moins de mayo, plus de légumes. Côté garniture, œufs, charcuterie et matières grasses reculent au profit des volailles, des produits de la mer, des légumes croquants, marinés, tartinables... Les recettes se sophistiquent, louchent du côté des traditions régionales, de l’exotisme.

Du bon, du bio, du light. La mayonnaise n’a plus la cote, mais les sauces allégées, aux fines herbes, si... Les gammes light se développent. Avec l’introduction de composants enrichis en omégas 3, en calcium, la recherche de la qualité des matières première, la réduction des apports d’acides gras hydrogénés, « la tendance santé se confirme », assure Martien Foulloy. Le quatrième comte de Sandwich, un amiral anglais, ne reconnaîtrait plus son en-cas, inventé au XVIIIe siècle pour ne pas interrompre une partie de cartes : une simple tranche de bœuf et du fromage glissés entre deux tranches de pain.


Voir en ligne : ouest-france.fr